Dernière révision : · Rédaction et relecture : l'équipe Loviux. · 5 études
Nous vérifions chaque résumé à partir du résumé (abstract) original de l'étude : la citation est littérale et les chiffres concordent. Comment nous vérifions l'information
Cette page rend compte de recherches publiées. Elle ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas un professionnel de santé.
Si tu as des douleurs ou une gêne, consulte un professionnel de santé.
Presque toute la recherche clinique sur les lubrifiants a été menée auprès de femmes ménopausées ou traitées pour un cancer, souffrant de sécheresse vaginale et de douleurs pendant les rapports.
La principale limite
Les essais sont de petite taille, menés auprès de populations très précises (femmes ménopausées, personnes atteintes d'un cancer) et sur quelques semaines seulement.
En pratique
Les données proviennent de contextes cliniques, avec un suivi par des professionnels de santé. Si la sécheresse ou la douleur sont fréquentes ou persistent, le plus raisonnable est d'en parler à un professionnel.
Quels types d’études
Synthèses d’études 1
Essais randomisés 2
Observationnelles 1
Descriptives ou avis d’experts 1
Nous classons chaque étude selon sa méthodologie. Une synthèse de nombreuses études ou un essai randomisé permet des conclusions plus solides qu’une enquête ou un avis d’experts. La méthodologie ne dit pas si un résultat est bon ou mauvais.
Ce que disent les études dans leur ensemble
Presque toute la recherche clinique sur les lubrifiants a été menée auprès de femmes ménopausées ou traitées pour un cancer, souffrant de sécheresse vaginale et de douleurs pendant les rapports.
Dans ce groupe, une méta-analyse en réseau d'essais a constaté que le lubrifiant vaginal était plus efficace qu'un traitement simulé pour réduire le dysfonctionnement sexuel mesuré par le questionnaire FSFI, même si son effet était inférieur à celui des œstrogènes et du laser dans cette même analyse.
Un essai randomisé auprès de femmes ménopausées souffrant de douleurs pendant les rapports a constaté que le gel lubrifiant utilisé avant le rapport améliorait la fonction sexuelle et la douleur de manière comparable à un œstrogène vaginal.
Chez des femmes atteintes d'un cancer du sein traitées par tamoxifène, un petit essai a observé une amélioration de la fonction sexuelle après 30 jours d'utilisation d'un lubrifiant.
Et une comparaison de quatre recommandations cliniques pour les personnes ayant survécu à un cancer indique que toutes recommandent les lubrifiants ou les hydratants non hormonaux en première intention contre la sécheresse vaginale.
Là où les études divergent
Une analyse des groupes placebo de deux essais n'a trouvé aucune différence de maturité cellulaire ni de pH vaginal entre les femmes qui avaient utilisé un lubrifiant et celles qui n'en avaient pas utilisé.
Autrement dit, les lubrifiants ont été étudiés pour leur effet sur le confort pendant le rapport, pas pour une modification des tissus.
Les limites des données
Les essais sont de petite taille, menés auprès de populations très précises (femmes ménopausées, personnes atteintes d'un cancer) et sur quelques semaines seulement. La méta-analyse compare les traitements de manière indirecte.
Les résultats ne peuvent pas être extrapolés tels quels à des jeunes femmes sans symptômes, et les études ne comparent ni les marques ni les types de lubrifiant.
Les études, une par une
Nous avons réuni 5 études vérifiées. Chaque résumé est de notre main ; la citation entre guillemets est littérale et provient du résumé original, en anglais.
Ce qu'ils ont observé: Le lubrifiant vaginal était plus efficace que le traitement simulé pour réduire le dysfonctionnement sexuel, avec une augmentation correspondante du score du Female Sexual Function Index (FSFI). (Sarmento et al., 2024)
Population Femmes ménopausées présentant des symptômes du syndrome génito-urinaire de la ménopauseRevueInt J Gynaecol Obstet
Citation littérale du résumé original (en anglais)
“vaginal lubricant (SMD 1.37, 95% CI 0.54-2.20) were more effective than sham for reducing sexual dysfunction, with a consequent increase in Female Sexual Function Index (FSFI).” Sarmento et al., 2024
Ce qu'ils ont observé: Dans un essai randomisé auprès de 116 femmes ménopausées souffrant de douleurs pendant les rapports, le groupe qui utilisait un gel lubrifiant avant le rapport a amélioré sa fonction sexuelle (sauf l'orgasme) et la douleur dans une mesure comparable à l'estriol vaginal. (de Paula et al., 2025)
Population 116 femmes ménopausées sexuellement actives souffrant de dyspareunieRevueMenopause
Citation littérale du résumé original (en anglais)
“Lubricant use also enhanced sexual function (except orgasm) and reduced pain comparably to estriol.” de Paula et al., 2025
Ce qu'ils ont observé: Dans un essai auprès de 52 femmes atteintes d'un cancer du sein, traitées par tamoxifène et souffrant de sécheresse vaginale, celles qui ont utilisé un lubrifiant pendant 30 jours sont passées de 88,9 % à 55,6 % de dysfonctionnement sexuel (le groupe avec acide polyacrylique s'est davantage amélioré). (Juliato et al., 2017)
Population 52 femmes atteintes d'un cancer du sein, traitées par tamoxifène et souffrant de sécheresse vaginaleRevueClimacteric
Citation littérale du résumé original (en anglais)
Ce qu'ils ont observé: Dans une analyse des groupes placebo d'essais menés auprès de femmes ménopausées atteintes d'atrophie vulvo-vaginale, celles qui ont utilisé des lubrifiants n'ont montré aucune différence des effets physiologiques vaginaux (maturité cellulaire et pH) par rapport à celles qui n'en ont pas utilisé. (Constantine et al., 2014)
Population Femmes ménopausées atteintes d'atrophie vulvo-vaginale (groupes placebo d'essais cliniques)RevueJ Sex Med
Citation littérale du résumé original (en anglais)
“There was no significant difference in physiologic effects between placebo lubricant users vs. nonusers in either 12-week study.” Constantine et al., 2014
Ce qu'ils ont observé: Une comparaison de quatre recommandations cliniques pour les personnes ayant survécu à un cancer indique que toutes recommandent les lubrifiants ou les hydratants non hormonaux en première intention contre la sécheresse vaginale. (Bhinder et al., 2025)
Population Femmes ayant survécu à un cancer (revue comparative de recommandations cliniques)RevueSupport Care Cancer
Citation littérale du résumé original (en anglais)
“All guidelines strongly recommend non-hormonal therapies (i.e., lubricants or moisturizers) as first-line treatments for managing vaginal dryness.” Bhinder et al., 2025
Les données proviennent de contextes cliniques, avec un suivi par des professionnels de santé. Si la sécheresse ou la douleur sont fréquentes ou persistent, le plus raisonnable est d'en parler à un professionnel.
Les études ne permettent pas de dire quel type ou quelle marque de lubrifiant est le meilleur : elles ne les comparent pas entre eux.
Si tu as des douleurs ou une gêne, consulte un professionnel de santé.